L'Asthme
L’asthmeasthme
Maladie chronique qui correspond a une inflammation des bronches. est une maladie chronique qui correspond à une inflammation des bronches. L’effort physique, les allergènesallergènes
Substance capable de provoquer une réaction allergique., les infections respiratoires virales, les gaz irritants peuvent déclencher des « crises d’asthmeasthme
Maladie chronique qui correspond a une inflammation des bronches. ».
Qu’est-ce qu’une crise d’asthme ?
La crise d’asthmeasthme
Maladie chronique qui correspond a une inflammation des bronches. se manifeste par une difficulté à respirer avec une toux et une respiration sifflante. Le passage de l’air dans les voies respiratoires est alors bloqué :
- les muscles entourant les bronches se contractent, ce qui réduit l’espace par où l’air peut passer,
- le tissu tapissant l'intérieur des bronches appelé « muqueuse bronchiquemuqueuse bronchique
Tissu tapissant l'intérieur des bronches. » gonfle, - cette muqueusemuqueuse
Tissu fin tapissant la paroi interne des cavités naturelles. produit alors plus de sécrétions appelées « mucus », réduisant encore plus l’espace par où l’air peut circuler.
La durée et l’intensité des crises d’asthmeasthme
Maladie chronique qui correspond a une inflammation des bronches. varient d’une personne à l’autre. Elles peuvent être espacées de quelques heures ou de quelques jours, voire de plusieurs mois et même de plusieurs années. À certaines périodes, des asthmatiques peuvent aussi ressentir une gêne respiratoire continue.

Une crise d’asthme commence souvent par une toux sèche, suivie d'une difficulté à respirer, qui provoque une respiration sifflante clairement audible. Elle s’accompagne habituellement d’expectorations de mucus (toux et crachats).
Durant une crise, l’ouverture des bronches est réduite en raison d’une importante réaction inflammatoire et d’une contraction des muscles de la paroi des bronches.
Les crises peuvent être calmées efficacement par les médicaments. Cependant, elles sont potentiellement dangereuses, surtout chez les personnes fragiles (personnes âgées, souffrant d’une infection respiratoire, etc.).
Prévalence
Depuis les années 1960, l'asthme est en progression constante dans les pays industrialisés, où l’on estime que de 5 % à 10 % de la population en souffre à divers degrés. En 2009, selon Statistique Canada, l’asthme a été diagnostiqué chez 8,1 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans, soit environ 2,3 millions de personnes. Les femmes semblent légèrement plus touchées que les hommes (9,4 % contre 6,7 %).
Deux périodes de la vie semblent plus propices à l’apparition de l’asthme : l’enfance et le début de la quarantaine.
Un enfant canadien sur 8 en est atteint (13 %, soit 590 000 enfants de 11 ans et moins). Heureusement, environ la moitié de ces enfants deviendront complètement asymptomatiques au cours de l'adolescence. Ils resteront tout de même des personnes à risque.
Causes
Les causes de l’asthme ne sont pas bien connues. On sait qu’elles seraient à la fois génétiques et environnementales.
L’inflammation des voies respiratoires se traduit par la production d’un mucus épais à l’intérieur des bronches, ce qui gêne la circulation de l’air. Parallèlement, les muscles autour des bronches se contractent, entraînant la « fermeture » des bronches (bronchospasme). C’est ce qui provoque la gêne respiratoire.
L’asthme est souvent associé à des allergies respiratoires, mais il n’est pas toujours d’origine allergique. Chez les personnes asthmatiques, on retrouve une sensibilité excessive des bronches (hyperréactivité) à une ou plusieurs substances.
Les facteurs suivants peuvent contribuer à déclencher une crise d’asthme ou à aggraver la gêne respiratoire, mais ils ne sont pas la cause de l’asthme.
Des allergènes aériens (poussières, pollen, poils d’animaux, acariens).
Des polluants aériens (irritants en milieu de travail, fumée de feu de bois, gaz d'échappement, pollution atmosphérique, etc.).
La fumée du tabac.
Des aliments (allergies alimentaires) ou des additifs alimentaires, comme les sulfites.
Certains médicaments (aspirine et autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, bêta-bloquants utilisés pour les problèmes cardiaques ou l’hypertension).
Des infections des voies respiratoires (rhume, bronchite, sinusite, etc.), car elles engendrent une inflammation.
L’exercice physique, surtout s’il est pratiqué à l’extérieur en hiver, par temps froid et sec.
Des émotions fortes (rires, pleurs, colère, excitation), surtout chez les enfants.
Gravité
Chez certaines personnes, les crises d’asthme sont rares et n’ont pas de répercussions graves sur la vie quotidienne. Cependant, l’asthme peut devenir plus grave lorsque les crises sont fréquentes et les symptômes, intenses. Dans certains cas, les difficultés respiratoires et l’essoufflement persistent même entre les crises.
Voici quelques signes d'un asthme grave ou mal contrôlé :
- des symptômes durant la nuit;
- la limitation des activités durant le jour;
- le besoin d'utiliser des inhalateurs plusieurs fois par jour ou durant la nuit;
- des crises qui demandent une hospitalisation.
Complications possibles
Un asthme mal contrôlé peut provoquer des symptômes permanents. Exceptionnellement, il peut dégénérer au point de causer une détresse respiratoire et mettre en danger la vie des gens qui en souffrent. Chaque année, au Canada, environ 20 enfants et 500 adultes meurent des suites d’une crise d’asthme66. La plupart de ces décès pourraient être évités par une bonne gestion de la maladie.
Ainsi, l’immense majorité des personnes asthmatiques peuvent vivre tout à fait normalement, à condition de bien suivre leur traitement. Par ailleurs, il est rare que les crises surviennent brutalement sans signe annonciateur. Apprendre à reconnaître ces signes permet d’agir à temps pour réduire la gravité des crises.
Symptômes de l’asthme
Les symptômes peuvent être intermittents ou persistants. Ils peuvent apparaître après un exercice physique ou en présence d’un autre facteur déclencheur, et ils sont généralement plus marqués la nuit et au petit matin.
Une difficulté à respirer ou un essoufflement (dyspnée)
Une respiration sifflante
Une sensation de serrement, d’oppression thoracique
Une toux sèche
Note. Pour certaines personnes, l'asthme se traduit seulement par une toux persistante qui apparaît souvent au coucher ou après un effort physique.
Signaux d’alarme en cas de crise
En cas de crise d’asthme, les symptômes décrits ci-dessus s’aggravent. Si, en plus, vous ressentez les symptômes suivants, il est impératif d’appeler les secours ou de vous rendre à l’urgence, afin de contrôler la crise au plus vite.
Des sueurs.
Une augmentation du rythme cardiaque.
Des difficultés à parler ou à tousser.
Une grande anxiété, de la confusion et de l’agitation (surtout chez les enfants).
Une coloration bleutée des doigts ou des lèvres.
Des troubles de la conscience (somnolence).
Le médicament de crise, habituellement efficace, ne semble pas fonctionner.
Personnes à risque
Les personnes ayant une prédisposition génétique aux allergies ou ayant des parents ou des frères et sœurs asthmatiques.
Les personnes qui étaient de petit poids à la naissance.
Les personnes fréquemment exposées, dans leur milieu de travail, à des produits chimiques, par exemple à de la peinture, des produits de coiffure, des métaux, des plastiques, etc.
Les personnes obèses.
Les personnes atteintes de reflux gastro-oesophagien. Même si le reflux n’est pas une cause d’asthme, il est considéré comme un facteur d’aggravation, voire un facteur déclencheur des symptômes d’asthme.
Facteurs de risque
L'augmentation du nombre d'asthmatiques, ces dernières décennies, pourrait être attribuable aux facteurs suivants :
La pollution. De plus en plus de personnes vivent au coeur de zones urbaines, où la pollution de l’air est importante, et les périodes de smog, de plus en plus fréquentes.
L’exposition à la fumée de tabac. Le tabagisme chez la mère, durant la grossesse, augmente aussi le risque d’asthme chez l’enfant.
Le tabagisme actif et passif irrite les voies respiratoires et aggrave l’asthme.
Laëtitia – Préparatrice en Pharmacie